You are using an outdated browser. We suggest you update your browser for a better experience. Click here for update.
Close this notification.
Skip to main content Skip to search

Services d’hématologie maligne en Ontario

Les taux d’incidence normalisés selon l’âge pour les quatre cancers hématologiques demeurent stables depuis 2014. En 2018, en Ontario, on comptait : 

  • 230 nouveaux cas de leucémie lymphoïde aiguë; 
  • 710 nouveaux cas de leucémie myéloïde aiguë; 
  • 1 297 nouveaux cas de lymphome diffus à grandes cellules B; 
  • 1 415 nouveaux cas de myélome multiple. 

Le ratio de survie relative à 5 ans en Ontario pour le myélome multiple fait partie des plus élevés au Canada (55 %). Les ratios de survie relative à 1 an pour les cancers hématologiques ont augmenté entre 2007 et 2018, pour passer :

  • de 71 % à 74 % pour la leucémie lymphoïde aiguë; 
  • de 33 % à 42 % pour la leucémie myéloïde aiguë; 
  • de 68 % à 71 % pour le lymphome diffus à grandes cellules B; 
  • de 75 % à 81 % pour le myélome multiple.

Le ratio de survie relative compare le taux de survie de personnes atteintes d’un cancer à celui de personnes du même âge et du même sexe dans la population générale. 

Les données compilées entre 1991 et 2010 indiquent que 30 % des femmes membres des Premières nations atteintes d’une leucémie survivaient 5 ans ou plus, alors que le taux de survie des autres femmes de la population atteintes d’une leucémie était de 53 %.

Le taux d’incidence du myélome était plus élevé chez les femmes membres des Premières nations que chez les autres femmes de l’Ontario, et le taux de survie à 5 ans ou plus chez les hommes membres des Premières nations atteints d’un myélome représentait la moitié (19 %) de celui des autres hommes de la population (39 %) atteints de la même maladie au cours de cette même période.

Bien que les profils du cancer ne changent pas radicalement au fil des ans, des investissements et avancées considérables ont été réalisés dans les services d’hématologie maligne au cours des dernières années. Les futurs efforts comprendront l’étude de ces disparités et l’élaboration d’un plan d’action pour y remédier.

Les faits saillants suivants mettent en lumière les réussites et les possibilités d’amélioration de la qualité des soins offerts aux personnes atteintes d’un cancer hématologique, particulièrement dans les autogreffes et les soins de leucémie aiguë.

Diagnostic et traitement 

  • Le temps médian (en nombre de jours) écoulé entre le diagnostic et la première administration du traitement de thérapie systémique est demeuré stable : 
    • Pour les personnes atteintes d’une leucémie lymphoïde aiguë, il était de 7,5 jours en 2017 et de 7 jours en 2018; 
    • Pour les personnes atteintes d’une leucémie myéloïde aiguë, il était de 8 jours en 2017 et de 7,5 jours en 2018. 
  • Le temps médian (en nombre de jours) écoulé entre le diagnostic et la première administration du traitement pour les personnes atteintes d’un lymphome diffus à grandes cellules B est demeuré stable entre 2014 et 2018. Il était d’environ 4 semaines.
  • Malgré l’augmentation du nombre de personnes ayant un myélome multiple et recevant une thérapie systémique, le temps médian (en nombre de jours) écoulé entre le diagnostic et la première administration du traitement pour les personnes atteintes de cette maladie est demeuré stable entre 2014 et 2018. Il était d’environ 26 jours.  
  • De 2017 à 2018, le temps médian écoulé entre la rémission et l’allogreffe pour les personnes atteintes d’une leucémie myéloïde aiguë a diminué, passant de 78 jours à 69 jours.
  • Le temps médian (en nombre de jours) écoulé entre la chimiothérapie en seconde intention et l’autogreffe pour les personnes atteintes d’un lymphome diffus à grandes cellules B a variait de 91 jours à 97.5 jours entre 2014 et 2018. Des progrès doivent encore être réalisés pour atteindre l’objectif provincial de 84 jours pour 80 % des patients.
  • Le nombre médian de jours écoulés entre le premier traitement systémique et l’autogreffe pour les personnes atteintes d’un myélome multiple a diminué, passant de 171 jours en 2014 à 160 jours en 2018, malgré l’augmentation du nombre de personnes ayant un myélome multiple et recevant une thérapie systémique.
  • Le temps écoulé avant la greffe variait en fonction de la maladie de la personne, de la capacité à trouver un donneur et d’autres facteurs cliniques.

Rétablissement et soins en fin de vie 

  • Dans l’ensemble de la province, le pourcentage de patients ayant visité le service d’urgence au cours des 30 derniers jours de leur vie variait de 38 à 61 % parmi les quatre formes de cancers hématologiques. D’autres recherches sont nécessaires pour définir l’utilisation appropriée des ressources du service d’urgence par ces patients.
  • Pour les personnes atteintes d’une leucémie lymphoïde aiguë, d’une leucémie myéloïde aiguë, d’un lymphome diffus à grandes cellules B ou d’un myélome multiple, il y a un grand pourcentage de patients qui ont été admis en unité de soins intensifs ou qui ont reçu une transfusion au cours des deux dernières semaines de vie variait. Cette variation est, en grande partie, dues à la nature complexe de ces pathologies hématologiques, car le niveau de soins nécessaires varie d’un sous-groupe de la maladie à un autre. 
  • Les patients atteints d’un cancer ayant une maladie évolutive doivent bénéficier d’un accès adéquat aux ressources et services de soutien dont ils ont besoin pour vivre et mourir dans le lieu de leur choix. Comprendre les schémas thérapeutiques en fin de vie peut permettre d’optimiser les soins appropriés pour ces patients, y compris assurer l’accès aux soins palliatifs en temps opportun. 

Pour une représentation visuelle des données sur le fardeau du cancer et le rendement du réseau relatif aux cancers hématologiques dans le parcours de cancérologie, consultez la page Aperçu des services d’hématologie maligne