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Cancer du poumon en Ontario

Le cancer du poumon fait partie des cancers les plus fréquemment diagnostiqués en Ontario : 9 958 nouveaux cas ont été recensés en 2016. Par ailleurs, il s’agit du cancer le plus fréquent chez les membres des Premières Nations, avec plus de 1 000 nouveaux cas diagnostiqués de 1991 à 2010.

Le tabagisme est le principal facteur de risque modifiable associé au cancer du poumon. En 2017, environ 17 % des Ontariens âgés de 20 ans ou plus se sont déclarés fumeurs quotidiens ou occasionnels. En dépistant les nouveaux patients ambulatoires pour leur tabagisme, les centres régionaux de cancérologie arrivent à mieux identifier les fumeurs et à les aider à arrêter. Le renoncement au tabac améliore les résultats de tous les patients recevant une chimiothérapie, et pas seulement ceux des patients atteints d’un cancer du poumon. De janvier 2016 à décembre 2018, la proportion de patients ambulatoires dépistés pour le tabagisme dans les centres régionaux de cancérologie en Ontario est passée de 50 % à 69 %.

Globalement, le réseau de cancérologie de l’Ontario dans son ensemble affiche de très bons résultats en matière de soins du cancer du poumon par rapport aux autres provinces et territoires à l’échelle nationale et internationale. L’Ontario présente les meilleurs taux de survie pour le cancer du poumon parmi l’ensemble des provinces canadiennes. Le taux de survie relative à cinq ans est passé de 18 % à 24 % entre 2002 et 2016. La survie relative désigne un taux qui compare la survie des personnes atteintes d’un cancer par rapport à la survie attendue des personnes du même âge et du même sexe dans la population générale.

Les paragraphes suivants décrivent les points forts et les possibilités d’amélioration de la qualité de la prestation des soins pour les personnes atteintes d’un cancer du poumon, sur la base des indicateurs à disposition.

Diagnostic et traitement

  • Le stade du cancer au moment du diagnostic fait partie des facteurs pronostiques les plus importants. En Ontario, seulement 24 % des cancers du poumon classés par stade ont été diagnostiqués au stade 1, alors que 47 % ont été diagnostiqués au stade 4. La proportion des cas de cancer du poumon détectés au stade 1 est plus élevée en Ontario qu’en Norvège et qu’en Écosse. Toutefois, dans l’ensemble de ces trois territoires, la plupart des patients atteints d’un cancer du poumon ont été diagnostiqués au dernier stade de la maladie (stade 4 ou supérieur). Pour obtenir des précisions sur les comparaisons, consultez les rapports sur le stade du cancer au moment du diagnostic (en anglais seulement).
  • La proportion de patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules qui ont passé une TEP/TDM avant de recevoir un traitement radical a augmenté de façon constante depuis 2013. En 2017, 86 % des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules ont passé une TEP/TDM avant de recevoir le traitement radical. Cependant, l’Écosse affiche de meilleurs résultats que l’Ontario et a dépassé sa cible. Pour obtenir des précisions sur les comparaisons, consultez la page sur l’accès à la TEP/TDM (en anglais seulement).
  • Les options thérapeutiques classiques relatives au cancer du poumon comprennent la chirurgie, le traitement médicamenteux systémique (chimiothérapie), la radiothérapie ainsi que de nouveaux traitements mis au point grâce aux essais cliniques. Le traitement dépend souvent du type de cancer, du stade de la maladie et du choix du patient.
  • La résection (ou ablation) chirurgicale a toujours été le traitement de choix contre les cancers du poumon non à petites cellules à un stade précoce. De 2013 à 2017, le pourcentage de patients atteints d’un cancer du poumon de stade 1 (cancer du poumon non à petites cellules et cancer du poumon à petites cellules) ayant été opérés a diminué, passant de 62 % à 55 %. Cette baisse peut découler des nouvelles techniques de radiothérapie qui sont en cours d’examen.
  • Le pourcentage de patients qui se sont rendus dans un service d’urgence ou ont été réadmis à l’hôpital 30 jours après avoir subi une chirurgie du cancer du poumon s’élevait à 25 %. L’examen des visites imprévues chez les patients ayant subi une chirurgie est utile pour surveiller les complications et les événements indésirables associés à la chirurgie. Le risque de mourir après une chirurgie du cancer du poumon est faible, de 1,5 % 30 jours après une chirurgie à 3,2 % 90 jours après une chirurgie. Les taux de mortalité postopératoires en Ontario sont similaires à ceux de l’Écosse. Pour obtenir des précisions sur les comparaisons, consultez la page sur la mortalité postopératoire (cancer du poumon) (en anglais seulement).

Rémission

  • La rémission après un cancer est différente d’une personne à l’autre. Les patients doivent avoir accès aux services de santé nécessaires à l’amélioration de leur qualité de vie après la fin de leur traitement contre le cancer.
  • Les symptômes persistants sont courants après le traitement contre le cancer. Ceux-ci peuvent être liés au cancer ou aux effets secondaires du traitement. Le suivi des symptômes au fil du temps aide les cliniciens à cerner les changements qui peuvent être significatifs pour les patients et à entamer des conversations sur la gestion des symptômes. Le dépistage électronique des symptômes permettrait de mieux se concentrer sur les problèmes les plus importants pour le patient. Lors de dépistages des symptômes réalisés par des patients atteints d’un cancer du poumon en 2018 :
  • 70 % ont indiqué présenter au moins 1 symptôme modéré ou grave
  • Environ un tiers ont indiqué un essoufflement de niveau modéré à aiguë pendant le traitement ou le suivi
  • Près de 20 % ont indiqué une fatigue aiguë
  • 10 % ont indiqué une anxiété aiguë

Pour obtenir un résumé visuel des données sur le fardeau du cancer et les résultats du réseau de cancérologie pour le cancer du poumon tout au long du continuum du cancer, consultez la page sur la vue d’ensemble du cancer du poumon.